Rôles et fonctionnement du détecteur de fumée


Obligatoire dans tous les logements français à partir de mars 2015 dans le cadre de la loi Morange, le détecteur de fumée est destiné à lutter contre les incendies qui causent chaque année de nombreuses victimes et d’importants dégâts matériels. Parce qu’il est l’un des garants de votre sécurité, voici de quoi mieux comprendre le fonctionnement d’un DAAF (détecteur et avertisseur autonome de fumée).

Comment fonctionne un détecteur de fumée ?Fonctionnement détecteur de fumée : optique ou ionique ?

Pour repérer la présence de fumée dans l’air, le détecteur peut utiliser deux méthodes différentes. On distingue ainsi les détecteurs de fumée optiques (environ 80% du marché) et les détecteurs ioniques.

Le détecteur de fumée optique

Comme son nom l’indique, ce type de détecteur de fumée présente un fonctionnement par cellule optique (ou photoélectrique). Plus concrètement, le détecteur de fumée est composé d’une chambre optique au sein de laquelle une LED génère un faisceau lumineux. En l’absence de fumée, ce faisceau est envoyé dans la pièce sans être renvoyé. A l’inverse, si de la fumée est présente dans l’air, le faisceau envoyé par la LED va être perturbé : les particules de fumée vont dévier le rayon lumineux dans tous les directions (ce que l’on appelle la dispersion de lumière). La cellule optique, placée dans le détecteur (à la perpendiculaire du faisceau envoyé par la LED) va recevoir une partie de la lumière déviée, synonyme d’anomalie. Captant le faisceau lumineux, la cellule va alors faire retentir l’alarme.

Les détecteurs de fumée optiques sont aujourd’hui les seuls systèmes autorisés en France. Tous les équipements NF fonctionnent selon ce modèle.

Le détecteur de fumée ionique

Les détecteurs de fumée à fonctionnement par ionisation constituent l’autre méthode de détection de la fumée. Ils sont composés d’une chambre dans laquelle sont installés un élément radioactif (souvent une pastille d’américium 241) ainsi que deux électrodes. Une tension est appliquée sur ces derniers, ce qui crée un léger courant électrique dans la chambre, alors que l’élément radioactif produit un rayonnement alpha. Lorsque de la fumée se répand dans la pièce, ses particules vont pénétrer dans la chambre du détecteur et capter une partie des rayons alpha présents. Il en résulte une faible baisse du courant électrique, qui suffit à déclencher l’alarme du détecteur.

Ce type de détecteur de fumée est interdit en France depuis 2011 du fait de sa composition partiellement radioactive et du risque de fuite du dispositif. Les derniers exemplaires ioniques devront tous être remplacés d’ici 2017 par des détecteurs optiques, plus efficaces et sûrs.

Les rôles du détecteur de fuméeA quoi sert un détecteur de fumée ?

Si le détecteur de fumée a un fonctionnement assez simple à comprendre, il n’en reste pas moins efficace ! Et mieux vaut en effet qu’il le soit, car il assure la sécurité de tout le foyer. En réalité, un détecteur a deux rôles à jouer dans la prévention des incendies domestiques :

  • Détecter la fumée provoquée par le début d’un incendie, même si ce dernier est encore minime.
  • Alerter les occupants du logement à l’aide d’une alarme de 85 décibels au minimum.

En détectant et prévenant, les DAAF devraient donc permettre de réduire le nombre d’incendies domestiques en France de 50%, et donc de limiter le nombre de victimes, notamment la nuit, là où les accidents sont les plus fréquents (80% des décès sont provoqués par les incendies de nuit).